Lycéennes, lycéens
Depuis trop longtemps, le gouvernement sabote l'éducation nationale et par là-même l'avenir des générations futures. Malgré le discours encourageant du Président de la République, nous savons par expérience à quoi nous attendre.
- Au souhait du Président de voir les élèves devenir bilingues, nous lui demandons : quels moyens? A 35 dans une classe de langue, il est impossible de travailler efficacement. La favorisation des langues occidentales est un frein à l'accès à la culture.
- Pour l'accès plus large à la culture, nous demandons : Quels moyens? Une des revendications de longue date de l'UNL est l'instauration d'une carte nationale des lycéens, sur le même schéma que celle des étudiants. Qu'en est-il ? Et, surtout, pourquoi se restreindre sur la culture nationale, alors que celle des autres pays est tout aussi riche et intéressante ?
- La déhiérarchisation des filières est aussi une des revendications de longue date de l'UNL, à voire comment celle-ci se fera.
L'UNL s'inquiète des dérives identitaires et sécuritaires propres à l'extrême droite mises en ½uvre il y a peu par le gouvernement, en lançant un débat sur l'identité nationale, et en stigmatisant encore et encore la jeunesse en proposant un couvre-feu pour les mineurs délinquants de moins de 13 ans (après les détecteurs de métaux dans les lycées, les policiers référents et les maitres-chiens...)
Les caisses sont vides, nous répète le gouvernement quand nous demandons plus de moyens.
Alors nous demandons que cessent les subventions de l'Etat aux écoles privées !
Le gouvernement doit arrêter de combattre les symptômes et non pas les causes !
Ainsi, nous, lycéens engagés, qui luttons pour une éducation gratuite, laïque et de qualité pour tous, manifesterons pour :
- Demander un meilleur taux d'encadrement dans les classes, ce qui passe par l'embauche de professeurs supplémentaires.
- La remise en place de la carte scolaire, dont la suppression, comme l'a dénoncé la cour des comptes, mène à une ghettoïsation scolaire.
- L'arrêt immédiat et total des subventions de l'état aux établissements privés, pour pouvoir allouer de plus gros moyens à l'Education nationale.
- L'arrêt de la stigmatisation de la jeunesse et des mouvements sociaux.
Des bus seront mis à disposition des lycéens par l'UNL, et le rendez-vous est fixé à 10h à la place de la Mairie de St-Pierre pour le Sud et 10h au jardin d'état à St-Denis pour le Nord.
Nous espérons que cette fois-ci le gouvernement prendra en compte nos revendications, et qu'un réel débat permettant la prise en compte de notre avis sera mis en place, non pas sur les grandes lignes d'une réforme mais sur les moyens alloués pour que celles-ci soient effectives.
Nous déplorons seulement devoir passer par la manifestation pour pouvoir nous faire entendre.
Hadrien Durif et Eléonore Hourt.